Elections 2019 : Uni.e.s contre l'extrême droite

Elections 2019 : Uni.e.s contre l’extrême droite

29 mai 2019

Face aux résultats des urnes de ce dimanche 26 mai, nous voulons, plus que jamais, réaffirmer nos valeurs et mener à bien notre mission.

Solidarité Mondiale (WSM) continuera à défendre les droits « humains », à exiger un travail décent pour tous et toutes, à faire pression sur nos dirigeant.e.s pour obtenir une loi contraignante en matière de devoir de vigilance, à se battre au quotidien auprès des travailleurs et travailleuses, ... Bref, Solidarité Mondiale (WSM) continuera à mobiliser toutes ses forces pour assurer une réelle justice sociale, climatique, fiscale et migratoire dans nos sociétés.

Nous ne sommes pas seul.e.s dans cette lutte et pouvons compter sur le soutien d’un important réseau. Ensemble, citoyen.ne.s et organisations issues des mouvements sociaux dans toute leur diversité, nous serons là pour rappeler que l’extrême droite n’a pas sa place dans nos parlements, nos gouvernements ou nos rues !

Pour pousser cette réflexion, nous vous invitons à lire la carte blanche, co-signée par Ariane Estenne, présidente du MOC, et rédigée par la coalition Stand Up contre l’extrême droite et le fascisme.

" [...] Cette montée de l’extrême droite dans les parlements et aux gouvernements ne vient pas de nulle part. En effet, ces dernières années nous avons constaté la multiplication des mesures répressives, racistes, sexistes et antisociales : déchéance de nationalité qui crée des citoyen·ne·s de seconde zone, criminalisation de la solidarité avec les migrant.e.s et chasse aux exilé.e.s dans la Méditerranée, nombreuses entraves au droit de grève ou encore attaques du secret professionnel pour les assistant.e.s sociaux/les… Celles-ci constituent autant d’atteintes directes à nos droits fondamentaux qui nous font glisser vers un régime plus autoritaire et inégalitaire. La Belgique, où l’on constate avec ce dimanche noir les résultats de 4 ans de politiques anti-sociales sans précédent et de la banalisation du racisme au plus haut niveau de l’Etat, ne fait malheureusement pas exception.

Cette régression s’inscrit dans un contexte de concentration des richesses combinée avec une crise sociale durable et l’aggravation de la pauvreté, produites par plusieurs décennies de politiques de coupes budgétaires dans les services publics et la sécurité sociale, de précarisation du travail, fruits amers d’un projet de société qui vise à la compétition généralisée de tou.te.s contre tou.te.s. Ce contexte est également marqué par un racisme et un sexisme structurels (dans l’accès au logement et à l’emploi notamment) ainsi que par la criminalisation des personnes sans-emploi, exilé.e.s ou sans-abri."

Retrouvez ici l’entièreté de la carte blanche, publiée par la RTBF au lendemain des élections.