Inde : campagne contre le travail des enfants

Inde : campagne contre le travail des enfants

22 juin 2015

Le National Domestic Workers Movement (NDWM) en Inde mène en 2015 des actions contre une nouvelle loi promouvant le travail des enfants, en collaboration avec d’autres organisations actives sur les droits des enfants.

L’Inde est le pays qui compte le plus d’enfants travailleurs dans le monde. L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, estime que 28 millions d’enfants en dessous de 14 ans travaillent en Inde, dont deux tiers d’entre eux dans l’agriculture, sur les terres familiales ou engagés par d’autres paysans. On estime à 11.7 million le nombre d’enfants âgés entre 5 et 14 ans devant travailler dans des conditions dangereuses et à la marge de la société.

Le 12 juin, journée internationale contre le travail des enfants, le NDWM organisait une conférence de presse et une chaîne humaine à Chennai, dans le sud de l’Inde, pour protester contre une proposition de changement de la loi de 1986 sur le travail des enfants. Celui-ci rendrait légal le travail des enfants de moins de 14 ans pendant leur temps libre (après l’école et pendant les vacances) ; or, ce dispositif va à l’encontre des conventions internationales relatives aux droits de l’Enfant et s’avérerait néfaste pour le développement physique et mental des enfants, pour leur santé et pour leur éducation (plus de temps pour travailler signifie moins de temps pour étudier et se reposer !). Près de 500 membres d’organisations de défense des droits des enfants ont fait savoir à cette occasion qu’ils s’opposaient à ce projet.

Sœur Valar, coordinatrice du NDWM dans l’état du Tamil Nadu, témoigne : « Beaucoup d’enfants aident effectivement leurs parents après l’école, mais légaliser ce travail ouvrirait la porte à la promotion du travail des enfants. Ce serait les priver des plaisirs de leur enfance. » Ces dernières années, on a observé une réelle baisse dans le nombre d’enfants travailleurs ainsi qu’une augmentation des inscriptions à l’école. Ce changement de loi inverserait la tendance.

Nous pouvons agir pour contrer cette évolution négative : signez la pétition en ligne adressée au premier ministre indien !