Nos partenaires en Inde

10 mars 2009

Nous soutenons 5 partenaires en Inde : La CFTUI, le CWM, le NDWM, le YCW et l’AREDS.

  • Confederation of Free Trade Unions of India (CFTUI)

La CFTUI est un syndicat national totalement indépendant de toute influence politique, ce qui est assez rare en Inde. Ce syndicat est relativement jeune, puisqu’il a été fondé en 1997. Il est présent dans 8 Etats et compte en ses rangs 950.000 membres dont la moitié environ sont cotisants. 65.000 membres sont associés car ils représentent des publics spécifiques : femmes, enfants, minorités culturelles, etc. La CFTUI est présente et active dans dix secteurs d’activités : services publics, transport, enseignement, construction, commerces, alimentation et agriculture, pêche, textile et confection. Il y a également une branche spécifique féminine.

La CFTUI travaille aussi avec les groupes vulnérables et a plusieurs programmes d’action envers les enfants travailleurs et les travailleurs migrants. Ils organisent des campagnes de sensibilisation à propos du trafic des femmes et des enfants ; ainsi que des campagnes de prévention par rapport au sida.

Le soutien de Solidarité Mondiale concerne essentiellement trois aspects :

    • la formation des membres et des responsables dans toutes les matières relatives au respect des droits des travailleurs ainsi que le soutien aux actions en cours devant les tribunaux du travail.
    • le soutien des activités de la CFTUI pour organiser les groupes vulnérables en matière d’accès aux soins, à l’éducation et à une protection sociale.
    • le soutien de programmes pour la création d’emplois : formation professionnelle, etc.
  • Christian Workers Movement (CWM)

Créé en 1966 à Chennai, le mouvement des travailleurs chrétiens se donne pour mission de se battre pour le respect et la reconnaissance de la dignité humaine, pour la justice, et pour faire en sorte que l’homme et la femme soit au centre du développement.

Le CWM compte environ 32.000 membres (dont 40% de femmes) qui sont actifs au plan local dans environ 460 groupes d’action. Les principales activités tentent à organiser des formations et des actions avec les travailleurs défavorisés et inorganisés (dans le secteur informel), les migrants, les femmes et les enfants.

Le CWM organise régulièrement des campagnes de sensibilisation et des manifestations, souvent en réseau avec d’autres ONG et d’autres organisations et syndicats.

Avec le soutien de Solidarité Mondiale, le CWM a développé un important programme d’actions envers les populations durement affectées par le tsunami de 2004. Ce sont surtout les familles des pêcheurs vivant le long des côtés qui sont visées. Le programme comprend :

    • l’éducation et la formation des enfants qui n’ont plus d’écoles, les soins de santé et l’aide alimentaire.
    • la construction de nouvelles maisons.
    • la formation professionnelle pour les travailleurs, les femmes et les jeunes filles.
    • la participation aux efforts de réhabilitation des zones détruites : nouveau matériel de pêche, réparation de bateaux, etc.
    • le renforcement de capacités d’organisation de la population à travers la création de groupes d’entraide locaux.
  • National Domestic Workers Movement (NDWM)

Le mouvement national des travailleurs domestiques a été créé à Mombay en 1985 par Soeur Jeanne Devos, en vue de venir en aide aux très nombreuses travailleuses domestiques exploitées au sein de familles. Très vite, leur programme d’activités s’est étendu envers les enfants domestiques et les femmes et les jeunes filles victimes de trafics. Aujourd’hui, le mouvement est présent dans a plupart des Etats du pays et atteint plus de 2.000.000 de travailleurs domestiques.

Avec le soutien de Solidarité Mondiale, le NDWM a créé le « Forum des Migrants » pour défendre les droits des travailleurs migrants : ceux qui émigrent à travers les différents Etats de l’Inde et ceux qui partent outre-mer. Les activités prioritaires sont : la sensibilisation, la formation pour les candidats au départ, les programme de réinsertion au retour, les campagnes de lobby pour améliorer les lois sensées protéger les migrants et leur famille. Des programmes de formation et de sensibilisation aux questions de santé, hygiène, prévention sida, etc. sont également organisés.

Le mouvement réunit ces travailleurs précaires, majoritairement des femmes et des enfants, et les informe sur leurs droits en tant que travailleurs, mais également sur d’autres sujets, plus larges, comme l’hygiène et l’éducation.
La collaboration avec Solidarité Mondiale se concentre principalement sur les plus vulnérables d’entre eux, à savoir les migrants.

Le trafic touchant les femmes et les abus envers les enfants domestiques ont été les grandes priorités de l’action du « Migrant Forum » pour que les autorités gouvernementales soient plus attentives à ces faits et agissent en conséquence.

  • Young Christian Workers (YCW)

Le YCW (la JOC) a été créé en 1956 pour réunir les jeunes travailleurs et pour créer avec eux un véritable mouvement social en Inde. Ce mouvement a été très important dans les années 60 et 70 et beaucoup de ses responsables sont devenus des piliers de l’action sociale dans les syndicats ou dans d’autres organisations sociales.

Aujourd’hui, la JOC compte environ 85 groupes locaux actifs avec environ 1500 membres, principalement et issus des branches professionnelles suivantes : la construction, les plantations, l’agriculture, les tailleurs, les migrants, les sans emploi et les étudiants. La JOC est surtout présente dans le sud de l’Inde (Tamil Nadu)

La JOC réalise un important travail de sensibilisation et de formation avec des jeunes travailleurs avec lesquels ils organisent des campagnes d’action pour améliorer les droits des jeunes au travail : meilleures conditions de travail, meilleurs salaires, etc. Ils luttent aussi pour obtenir une meilleure protection sociale des travailleurs de certains secteurs qui en sont aujourd’hui exclus : construction, travailleurs intérimaires, etc.

YCW mène égalent des actions afin d’obtenir des services nécessaires dans les villages, comme l’eau potable et l’électricité, et suit l’application de la règlementation "100 jours de travail" pour les familles sans emplois .

  • Association of rural education and development service (AREDS)

AREDS a été fondée en 1980 et est active dans 700 villages d’une des plus pauvres régions de Tamil Nadu, dans le Sud de l’Inde. Cette organisation lutte pour un développement global de la région, mais est particulièrement centré sur les dalits (les "sans castes").
AREDS est convaincu que le développement n’est possible que quand les personnes sont formées et s’unissent.

Afin de lutter contre la pauvreté criante, AREDS a choisi une approche intégrée : amélioration des revenus (notamment via des micro-crédits), alphabétisation, approvisionnement en eau potable, émancipation des femmes, soins de santé, aide légale...
Tout cela est rendu possible grâce à ses organisations membres :

    • SWATE : Society of Women in Action for Totale Empowerment
    • KADALU - Karur District All Labour Union
    • DRALM - Dalit Rights And Awareness Liberation Movement
    • PDM - Peoples Development Movement
    • TTCM - Thuli Thalir Children’s Movement
    • FPWLR - Forum for Protection of Water and Livelihood Resources

Pour plus d’infos sur areds et ses organisations membres : www.aredsindia.org

Ce qui se passe dans ce pays

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