République Dominicaine : 22 syndicalistes réintègrent leur poste de travail grâce à l'action syndicale

République Dominicaine : 22 syndicalistes réintègrent leur poste de travail grâce à l’action syndicale

18 septembre 2017

Grâce à l’action syndicale locale, nationale et internationale, 22 travailleurs et travailleuses syndiqué(e)s réintègrent leur poste de travail dans l’entreprise The WILLBES Dominicana, située dans la zone franche de Barahona en République Dominicaine.

"Pour notre Fédération, c’est une victoire significative que ses pères et mères de famille aient finalement récupéré leur poste de travail, surtout que la situation dans notre Province (Barahona) est vraiment très critique en terme d’emploi", se félicite Carlos Reyes, Président de l’Union Nationale des Travailleurs des Zones Franches UNATRAZONAS.

La CASC, Confederacion Sindical Autonoma Clasista, partenaire syndical de Solidarité Mondiale (WSM), de la CSC-ACV et de la CSI depuis de nombreuses années, avait récemment dénoncé un cas grave de violation des droits syndicaux en République Dominicaine et milité pour la réintégration immédiate des 22 travailleurs et travailleuses abusivement licenciés.

En effet, trois jours après avoir notifié à leur entreprise et présenté l’acte de constitution de leur Comité pour la formation d’un syndicat au sein de l’entreprise the WILLBES Dominicana, tous les employé(e)s figurant sur la liste avaient été licenciés sans motif.

Bien que l’inspecteur Jésus Maria du Ministère du Travail de Barahona, au courant des faits, ait donné un délai de 24h à l’entreprise pour qu’elle réintègre l’ensemble du personnel, celle-ci n’avait pas daigné s’exécuter malgré les lois qui régissent le pays sur les droits à la liberté syndicale et à la négociation collective.

La CASC et l’une de ses centrales profesionnelles UNATRAZONAS ont rapidement procédé à la diffusion d’une dénonciation publique, tant au niveau national qu’international, et appuyé le Comité de Gestion du syndicat en formation à se défendre face à leur employeur. Quelques jours plus tard, ils obtenaient gain de cause et l’annonce de la réintégration de tous les employé(e)s était confirmée.

"Nous voulons exprimer notre profonde gratitude pour le soutien et l’intérêt que les organisations syndicales nous ont apporté pour obtenir que l’entreprise The WILLBES respecte nos droits à la liberté d’association et de négociation, tel que le stipule la Constitution de la République Dominicaine, le Code du Travail et les Conventions de l’Organisation Internationale du Travail que notre pays a ratifié", exprime Ramon Ant. Diaz Matos, Président du Comité de Gestion du syndicat en formation au sein de "The Willbes Dominicana company".

"Nous sommes convaincus que sans l’appui solidaire de nos partenaires syndicaux, il n’aurait pas été possible de convaincre l’entreprise de notre réintégration. Nous nous sentons fiers de faire partie de cette grande famille qu’est IndustriALL Global Union et la CASC (Confederacion Autonoma Sindical Clasista). Nous apprécions la force et la solidarité que nous continuons de recevoir pour organiser les travailleurs.",

Une preuve de plus que l’union fait la force !

Sur la même thématique

Les mouvements sociaux, un atout pour l'avenir !

Les mouvements sociaux, un atout pour l’avenir !

Élue à la présidence du MOC et à la vice-présidence de WSM depuis janvier 2019, Ariane Estenne nous livre sa vision des mouvements sociaux, leur avenir et leur rôle dans notre démocratie.
Quel est, (...)

Enfin une protection sociale pour tous au Népal !

Enfin une protection sociale pour tous au Népal !

Au Népal, un projet de loi historique a été approuvé la semaine dernière accordant une protection sociale à tou(te)s les travailleurs et travailleuses du pays. Pendant plus de 18 ans les syndicats (...)

Ce qui se passe dans ce pays

1 | 2

Documents sur la République Dominicaine

Documents sur la République Dominicaine

Articles parus dans notre revue Ici et Là-bas
Mosctha en République Dominicaine Haïti et République dominicaine : Nos partenaires tirent la sonnette d’alarme République dominicaine : Les travailleurs (...)